Rendez-vous du Développement Durable N°62

Mercredi 12 octobre à 18h heures Salle Polyvalente

 

 

LE RENARD AU COEUR DE LA BIODIVERSITE

 

INTERVENANT

Julien FRIZON, photographe animalier et délégué ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages)

 

RESUME

 
Le renard ami de l'homme,
 
La dernier Rendez Vous du Développement Durable organisé par la vile de Houdemont sur le "Renard au coeur de la biodiversité", réunion qui permet d'informer et de dialoguer avec les habitants sur les évolutions de la ville durable, a réuni une cinquantaine de personnes.
 
Julien FRIZON, photographe naturaliste et délégué de l'ASPAS, l'Association pour la Protection des Animaux Sauvages, a présenté de magnifiques photos tout en expliquant avec passion le rôle irremplaçable du renard dans la chaine alimentaire.
 
L'absence de renard sur un territoire a des conséquences dommageables. Les agriculteurs utilisent encore trop souvent la bromadiolone, un raticide couteux qui empoisonne les rapaces, les renards  En effet les campagnols qui prolifèrent dans nos coteaux sont régulés par les renards qui peuvent en éliminer jusqu'à 10 000 par an.  Les renards protègent ainsi les cultures et sont l'auxiliaire naturel des jardiniers.
 
La destruction des familles de renards a également des conséquences vis-à-vis de la propagation de l'échinococcose. En effet, le terrier va être occupé par des renards venant d'autres territoires et propageant ainsi les maladies. L'échinococcose alvéolaire se propage aussi par les chiens et chats domestiques, le ténia se trouvant dans les crottes et non l'urine des animaux. Quant à la rage elle a disparu depuis 2001 en France, le renard a longtemps été le propagateur et a subi des destructions massives dans le passé.
 
Aujourd'hui le renard est l'ami de l'homme, Julien Frizon l'intervenant et son association l'ASPAS s'interroge  sur la classification nuisible du renard encore chassé toute l'année, de jour comme de nuit
 
Le renard, présent dans nos villes, fait partie de notre patrimoine, protège nos cultures , pourquoi ne pas le protéger au contraire ?