Sur un air de...  ...Clairon


Article paru dans le magazine Houdemont Information de septembre 2010


Valérie et Marius Devant la Salle Kléber

Valérie Bigerel et Marius Di-Guisto vivent à Houdemont depuis plus de 50 ans. Ces deux figures de la ville sont connues, à l'image de leur famille, pour leur dynamisme dans le milieu associatif.

Sur un air de...
...Clairon

Le 3 beaux-Frères Marius, André et Gilbert)
et André Toock
Depuis la naissance de Marius en 1929, ces deux-là ne se sont jamais quittés. Ils se rendent visite presque tous les jours car ils résident à quelques maisons d'intervalle.
Valérie et son frère ont bel et bien des traits de caractère communs.
Ils sont tous deux conviviaux, courageux, déterminés, dévoués et attachants.
Léa, née en 1924 est l'aînée. Des six enfants Di-Guisto. Valérie est venue au monde en 1925, Jeanine (épouse d’André Mauvais) en 1927, Marius en 1929, Anne-Marie en 1931 et Robert en 1939. La famille est originaire de Villers-lès-Nancy.

Le lotissement de la Gare

A la création du lotissement de la gare en 1956, la famille représentait 4 lots sur la trentaine. Valérie et sa sœur Anne-Marie ont acheté les deux maisons jumelles du 5 et du 7 de la rue de Lorraine, Marius et Jeanine habitaient, eux, face à face rue d'Alsace.
« A l'époque, c'était la crise du logement, raconte Marius. Mariés, avec chacun nos propres revenus, nous ne trouvions pas de logement et devions rester chez nos parents. La France s'est réveillée en 1954, après le « coup de gueule » de l'Abbé Pierre, personnage pour qui j'ai une grande admiration Certains maires avaient entendu son appel et agi en conséquence. En qualité d'entrepreneur dans le bâtiment, j'avais été informé de la création d'un lotissement à Houdemont.
J'en ai parlé à mes sœurs et nous avons aussitôt déposé une demande d'attribution. De plus, sélectionné par le lotisseur pour les menuiseries, je fais partie de ceux qui ont construit
ces maisons.
Le maire, Albert Cossart, avait donné la priorité aux familles nombreuses. Quand je rentrai le soir de mon travail, il y avait une cinquantaine d'enfants qui jouaient dans la rue » ; Valérie ajoute, « rien que pour les 8 maisons de la rue de Lorraine, il y avait 29 enfants ».

Le Clairon

La famille est à l'origine de la création de la première association de la ville. « Avant d'arriver à Houdemont, nous faisions partie de la fanfare du « Réveil de Villers, explique Valérie Bigerel.
Tout a commencé le jour de la communion de mon fils aîné. Après le repas, André, le mari de notre sœur Jeanine lança « et si on défilait dans la rue ! ! ! ».


En quelques secondes, nous étions tous dehors. Couvercles de lessiveuse et autres ustensiles de cuisine en guise de percussions accompagnaient les clairons en tête de notre joyeux cortège ! Les voisins amusés et ravis, firent une ovation à cette troupe improvisée. Certains même, comme André Tock et André Niclas qui connaissaient aussi la musique, ont rejoint le défilé improvisé. C'est ainsi qu'est né le Clairon Houdemontais ».

En 1960, l'association comptait 50 près de musiciens. Longtemps, unique activité de loisirs encadrée sur la commune, elle a attiré de nombreux habitants, surtout des jeunes. Les trois beaux-frères (André Mauvais, Marius Di-Guisto et Gilbert Bigerel) ne comptaient temps le qu’ils consacraient à la gestion de l'association avec, on peut le dire, une efficacité remarquable.
Gilbert Bigerel, infirmier de profession et de surcroît correspondant de l'Est Républicain de Houdemont était un féru de photos. Jeanine, bonne couturière, réalisait les costumes des musiciens et fanions qui ornaient les instruments.

Le Carnaval


Chaque année, Le Clairon Houdemontais participait au Corso Carnavalesque de Nancy. La veille, il organisait, salle Kléber, un grand bal costumé. Houdemontais et sympathisants de la région s’y retrouvaient pour danser.
Valérie se souvient : « le jour du Carnaval de Nancy, les habitants se retrouvaient sur le quai de la gare de Houdemont pour se rendre à Nancy.
Les uns, costumés pour défiler avec la fanfare, les autres pour se placer le long du parcours et applaudir le gigantesque Corso carnavalesque ».


Une renommée internationale

A la fin des années 60, la renommée de l'association dépassait largement les frontières de la commune. La qualité de ses prestations lui avait progressivement ouvert les portes des concours nationaux puis internationaux. La troupe est restée jumelée pendant plus de 20 ans à la fanfare allemande du Spielmanzug de Grünstadt.
Le Rouge-Bonnet

La première vocation de l'association était de créer des occasions festives pour réunir la population. Gilbert Bigerel, curieux et inventif de nature, cherchait toujours un prétexte à la convivialité.
En bon correspondant de presse, il avait déniché, romancé et réactualisé la légende du Rouge-Bonnet, toujours célébrée aujourd'hui. Aussi, pendant de nombreuses années, Valérie et ses enfants ont assuré la confection de ce mannequin au bonnet rouge.


Souvenirs ...

Après toutes ces années, Marius et Valérie aiment à retourner, chaque fois que l’occasion se présente, salle Kléber, marquée par l'histoire du « Clairon ». Ils ont avec leurs amis et leurs proches équipé cette salle et reçu toutes les médailles et trophées accrochés aux étagères confectionnées et installées par Marius. Les photos de Gilbert Bigerel collées pêle-mêle dans des sous-verres témoignent de l'activité débordante de la troupe, de la joie de vivre de ses membres, et donnent envie, même à ceux qui n'ont pas connu ces tranches de vie, de s'y plonger et de se laisser emporter par les rires, les Clairons, les tambours, et trompettes...

Etat civil :


Valérie Bigerel :
Née en 1925, Valérie épouse Gilbert Bigerel en 1947. Ils ont eu 5 enfants : Daniel (1947), Nicole (1948), Evelyne (1950), Sylvain (1953) et Geneviève (1957).
Correspondante de l'Est Républicain pendant 14 ans après la disparition de son mari.
Elle est encore est aujourd'hui, en 2010, secrétaire de l'ARPA Houdemont.

 

Marius Di-Guisto :
Née en 1929, il épouse Paulette Pfister en 1952. En 1957, ils ont un fils : Dominique.
Président du Clairon (à la suite d’André Mauvais) pendant 20 ans puis du Club des Arts pendant 4 ans où il anime avec plaisir un plaisir non dissmulé un atelier de peinture à l'huile. Le mardi après-midi, il assure encore quelques séances d'AMTE pour le plus grand bonheur des enfants.